Asmpq

 Sorties années précédentes

Compte-rendu de nos sorties 2012 ( pages 2 - 3)

AUJOLS, samedi 5 mai

Plus de cinquante membres de l’A.S.M.P.Q, des Maisons Paysannes et amis se retrouvaient par un bel après-midi arrosé, au bord du lac d’Aujols. C’est sous une pluie battante et devant un parterre de parapluies que notre Président nous accueillait et nous dessinait les objectifs de cette demi-journée: visite de ce beau village sous la conduite émérite de Madame Catherine David, ancienne chargée de mission en architecture au CAUE du Lot et
Madame Geneviève Dejean, adjointe au maire.
Les paroles de bienvenue de Madame Dejean apaisèrent apparemment les éléments en colère et la visite pédestre put prendre son train sans trop se mouiller. A l’eau du ciel répondait l’eau de ce vaste plan d’eau entouré d’une série de pierres plates en V destinées à battre la lessive. Ce lavoir cache un certain nombre de ces V en pierre englouties sous la montée des eaux. Après une vaine tentative d’ouverture de la porte donnant accès à la fontaine nous poursuivons notre chemin. Madame David attire notre attention sur le fait que le village a éparpillé ses maisons plutôt cossues sur un plateau, entourant une légère depression. Aussi tout un réseau de routes et de chemins en “toile d’araignée” relie ces habitations. Chaque maison pour la plupart est séparée de sa voisine par une parcelle autrefois en culture. Dominant l’ensemble, le clocher de l’Eglise a regroupé autour de lui quelques maisons pour former un embryon de bourg.
Le pays est riche et celà depuis longtemps, grâce, autrefois, à la vigne et au commerce du vin et plus récemment à la truffe. Beaucoup de ces maisons, paysannes, mais imposantes sont aujourd’hui occupées par des résidents à l’année ou en lieux de villégiature par des étrangers ou nationaux venant de tous horizons et apportant la gamme riche de leurs talents. En passant devant quelques unes de ces maisons, Madame David porte notre attention sur le nombre de monolythes utilisés soit comme linteaux soit comme montants de portes cochères. Ces pierres peuvent mesurer jusqu’à plus de trois mètres.de longueur. Ceci est une particularité du village.
L’Eglise a été construite au XIXème siècle incluant les restes de l’ancien édifice roman. Ses dimensions, la richesse de son mobilier et des décorations, en particulier, un monumental Chemin de Croix moulé spécialement pour l’édifice par une entreprise toulousaine, en dit assez sur l’aisance financière des habitants d’alors.`
Madame Tournou, conseillère municipale se joint à nous pour nous parler de l’église et bien aimablement nous ouvre les portes du jardin du “château”.
Le jardin est charmant dans son abandon romantique et la maison est modeste par rapport aux maisons du village. Mais elle s’adosse au monumental mur-rideau crénelé.qui domine le paysage. Trois ouvertures discrètes percent cette vertigineuse construction. L’une d’entre elle est fenêtre du château.
Retour par une suite de ruelles, chemins et routes jusqu’à notre point de départ.
Le verre de l’amitié est pris sous le préau de l’école. Monsieur de Chalain, notre Président, remercie les organisateurs de cette visite réussie et qui, finalement s’est déroulée lors d’une belle éclaircie. Mais à ce moment, quelques grains arrosent quelques retardataires et la cérémonie de nos “au revoir”.

Henri Renault

 

L'ABBAYE NOUVELLE et SALVIAC, samedi 9 juin

Une vingtaine de nos associés et amis étaient réunis cet après-midi au pied des
ruines imposantes de l’Abbaye Nouvelle à Léobard.
Monsieur et Madame Barrière, membres de l'association gestionnaire des lieux, nous accueillent avec chaleur. Ils nous présentent l’Association de l’Abbaye Nouvelle qui, par différentes manifestations sur le site créent les conditions permettant de poursuivre le long et lourd travail de consolidations, de restauration et d’aménagement des ruines de l’imposante construction. Puis ils nous proposent  de nous présenter cet ensemble et de nous le faire visiter.
C’est une anciennne Abbaye cistercienne tardive car construite juste avant la Guerre de Cent Ans, ce qui l’empèchera de fonctionner en tant que telle bien longtemps. Le Seigneur de Salviac, pour répondre à un voeu,  sollicita auprès de l’Abbaye “mère “d’Obazine la fondation de cette ”fille” en pays de Salviac. Le lieu alors est désert comme l’exige la loi de St Benoît, mais situé au centre d’une région riche.
Le rocher qui reçoit la construction des différents bâtiments est une modeste éminence dont la surface est insuffisante pour y inscrire l’Eglise. Aussi cette dernière est construite sur une salle basse qui met la nef au niveau des bâtiments auxquels, elle s’accole.
Si le rocher est modeste, l’élévation des murs est des plus impressionnantes.
Madame Barrière, par ses explications, nous permet de resituer par l’imagination l’emplacement des différentes parties de l’ensemble conventuel réduit à ce jour en
ruines.
L’Eglise est le seul bâtiment encore debout mais partiellement. Seules deux travées sur cinq forment ce qui est devenue l’Eglise paroissiale de Léobard. Vue de l’extérieur, l’élévation des murs est massive. Peu d’ouvertures, des contreforts puissants et un seul arc-boutant qui suggère le gothique car la façade austère comme l’exige le cistercien est  roman. L’ intérieur contredit l’extérieur. Nous sommes bien dans une église goithique. La voûte de la haute nef repose sur des ogives qui viennent s’appuyer sur des colonnettes tangentes aux murs. Tout y est sobre dans la simplicité.C’est un gothique méridional.
Nous visitons la magnifique salle basse qui elle, fait la longueur des cinq travées.
C’est l’ancien cellier des moines qui, aujourd’hui, accueille des concerts en tous genres.
Nous nous promenons dans les ruines que les propriétaires projettent d’aménager pour accueillir un jour des spectacles en plein air. L’ancien chauffoir est reconnaissable grâce à son ancienne cheminée. Ce qui nous rappelle qu’il ne fait guère chaud en ce mois de juin! L’ensemble est inscrit aux Monuments Historiques.

Nous voici dans le bourg de Salviac. Monsieur Faucon, Maire Adjoint et Madame Delpech Conseillère Municipale nous attendent. Le village donne l’impression immédiate d’une certaine richesse dans les temps passés avec ses maisons anciennes, voire médiévales de grande qualité et actuellement bien restaurées pour le plus grand nombre d’entre elles. Un aménagement moderne des lieux publics, places, rues,...met en valeur ces constructions plus ou moins cossues.
C’est l’Eglise que nous allons visiter sous la conduite émérite de Monsieur
Faucon enthousiaste érudit en son village.
L’Eglise et le bourg n’ont pas souffert des Guerres de Cent Ans et de Religion comme l’Abbaye Nouvelle. Ici, pas de ruines. L’Eglise a une assise large. L’extérieur massif dans le même style roman que l’Abbaye est écrasé. Le porche est sévère et nu. L’intérieur est de style ogival élargi avec une belle abside gothique. Quatre chapelles latérales s’enfoncent dans une travée sur deux. Ainsi sont-elles peu visibles dès l’entrée. Chaque chapelle possède un retable du XVIIème siècle de haute qualité, en particulier, celui consacré à la Piéta, qui est une merveille de sculptures sur bois pour les colonnes, dentelles tailllées sur tronc où grimpe une foule de petits personnages.
Par ailleurs, plusieurs sculptures sur pieds et tableaux de belle facture. L’Eglise et tout son mobilier est inscritt aux titres de Monuments Historiques.
Les récentes restaurations du monument comme du mobilier donnent à ce lieu sacré, une aura de beauté et de sérénité, soulignée par la lumière naissant des vitraux et émérgeant des voûtes et murs nus aux pierres chaudes du pays de Bouriane.
Ces vitraux et verrières sont du XVIème et XIXème siècles et ont été également restaurés.
Enfin la propreté du lieu qui répond bien à celle du village est extrème et Madame Delpech, qui en est responsable entre autres est à féliciter.
Nos deux excellents guides nous conduisent bientôt à la Mairie et nous offrent le verre de l’amitié. Notre Président félicite et remercie tous les responsables de cette visite fort riche, préparée par Sylvie Marroux et Danielle Serres. Nous remercions nos hôtes pour leur accueil et partons nous perdre dans le merveilleux jardin médiéval de la ville où certains d’entre nous erraient encore bien après l’heure sonnante à l’horloge de l’Eglise.

Henri Renault

Suite des compte-rendus ( pages 2 - 3)