Programme 2010
Sortie
années précédentes
Automne 2010
(dates à confirmerk)
Sortie sur le secteur de St-Denis Catus/Montgesty
Sortie-conférence consacrée aux peintures murales de la cathédrale
de Cahors en compagnie de Virginie Czerniak.
COMPTE-RENDU DE NOS SORTIES 2010
Dimanche 2 mai, Cazals, Salviac et Marminiac
Une averse
bienveillante nous fit craindre le pire lors de notre rendez-vous sur la
place du Foirail à cazals. Mais les dieux étaient avec nous
et nos promenades furent épargnées jusqu’à bénéficier
en fin de visite d’une timide éclaircie.
Une cinquantaine d’amis de nos deux associations ASMPQ et MPF Lot
sortent de la ville , s’étant regroupés dans quelques
véhicules et grimpent au château tout proche. Devant une ravissante
demeure mi-dix septième, mi-quercynoise, nous sommes accueillis par
Messieurs Jouclard et Raymond. Notre Président nous présente
et notre programme et nos hôtes.
Madame Marroux nous dresse un rapide tableau historique de ce domaine, modestes
restes d’un important castrum dominant lui-même un important
bourg fortifié. Nous sommes à un carrefour d’anciennes
voies qui apportèrent les richesse d’un commerce intense mais
aussi fut un site stratégique qu’on se disputa. Les guerres,
contre les Albigeois, de Cent Ans, de Religions, tout celà bien assaisonné
de bonnes épidémies eurent raison de la population, du château
et du bourg. La demeura actuelle est en rénovation. Nous nous promenons
dans ces paisibles jardins en terrasse descendant vers le val, en fond,
de petites collines boisées. Les jardins embaument de fleurs sauvages
ou cultivées et nous invitent au bonheur serein de rêver et
d’oublier tous ces fracas.
Monsieur Jouclard nous entraîne ensuite vers le Musée du matériel
agricole à Salviac dont il est le créateur. Des centaines
de tracteurs, de machines, d’automobiles anciennes ayant parcouru
les routes de la Bouriane et au-delà sont alignés sous de
vastes hangars de métal et de toile. Monsieur Jouclard restaure tous
ces véhicules. Quel travail et quel courage !
“Roger Bissière (1886-1964), peintre français. Il a
évolué d’un cubisme modéré à une
figuration sensible et intime.” nous renseigne le Petit Larousse.
Nous sommes à Marminiac, plus précisément au hameau
de la Boissiérette, sur la propriété de la famille
Bissière. C’est son petit fils, peintre, sculpteur et poète
qui nous fait l’honneur de nous ouvrir les portes de son domaine.
Après nous avoir accueillis, ,il nous remet entre les mains d’un
guide o combien précieux, Monsieur Yves Bargues. Nous parcourons
bientôt les prés et les bois de cette vaste propriété
dominant un vaste horizon après avoir admiré la chapelle restaurée
et ornée par les membres de cette famille d’artistes. Le bâtiment
n’est qu’un grand volume rectangulaire. Le sol est couvert d’une
fine mosaïque de petits cailloux choisis pour leur forme et leur coloris
tout celà agencé en figures abstraites. Des patchworks courent
le long des murs. Le mur d’abside est couvert d’une grande tapisserie
qui, en fait est en claire-voie, laissant apparaître les motifs en
mosaïque plaqués sur la maçonnerie. Les vitraux sont
à sujets mi-abstraits et l’autel est un magnifique bloc sculpté.
Les prés et bois sont peuplés eux, d’apparitions étranges
de sculptures massives semblant rêver en ces lieux déserts.
Ces statues sont faites d’un agglomérat de sables et de bétons.
Plus loin, sur une pente, douze de ces êtres sans visage se concertent
devant un petit temple à quatre colonnes où pend comme un
heurtoir ou battant de cloche tibétaine. Plus loin, une chapelle
ornée d’une crucifixion réalisée en fresque peinte.
Enfin dans les bois, une construction circulaire à laquelle s’adjoint
un couloir éclairé par un mur construit de culs de bouteilles.
Ici, encore des mosaïques de petits cailloux et des fresques murales.
Tout au long de notre déambulation, Monsieur Bargues évoque
cette époque où il a vu s’édifier ces gestes
artistiques. C’était l’époque sombre des années
de guerre. Roger Bissière recevait en son domaine des artistes comme
Braque ou Manessier. Mondes, parisien et artiste et paysan des lieux, en
parfaite symbiose dans, non seulement des actions artistiques, mais aussi
des actions généreuses de protection de personnes qui avaient
tout à craindre de l’occupant.
La maison est maintenant bien sereine, le soleil est revenu timidement,
nous partageons le verre de l’amitié et Monsieur le Président
remercie chaleureusement en notre nom nos hôtes à qui nous
devons cette visite difficilement oubliable.
Henri Renault
Samedi 19 juin Figeac
Ce samedi de juin, nous nous retrouvions à grelotter dans la cour
de l'ex collège et séminaire de Figeac. Madame Malagutti,
du service patrimoine, nous entraine dans l'église du Puy toute prohce.
Selon la légende évoquée par les moines Saint-Anastase;
au VIIIe siècle, ayant aperçu une aubépine fleurie
en plein hiver en ce lieu, décida d'y fonder un lieu de culte puis
une abbaye. Cette dernière entra en rivalité avec l'abbaye
Saint-Sauveur sise en bas de l'actuelle cité.
Il ne reste que peu de chose du premier édifice.
En 1280 s'achevait la construction d'un vaisseau plus étroit que
celui que nous découvrons, vaisseau auquel s'adjoignait un transept
saillant.
Au XIVe siècle, les bourgeois font édifier des chapelles latérales
qui entrainent par la suite l'élargissement de la nef.
Figeac, ville protestante au XVIe siècle, voit partir les tenants
de la Réforme en 1622. La Contre Réforme apporte un certain
nombre de changements, essentiellement dans la décoration et l'ameublement.
L'église actuelle est celle du XVIIIe siècle. Sa restauration
s'achève. Les murs sont blancs et les structures architecturales
sont soulignées d'un jaune un peu surprenant dans cet édifice
austère lui apportant la lumière et la sérénité.
Telle était la volonté de l'Eglise de la Contre Réforme
qui désirait rapprocher la religion du quotidien des fidèles.
Ceci est particulièrement visible dans les tableaux nombreux et de
qualité, fraîchement restaurés pour beaucoup et qui
mettent en scène les sujets religieux avec toute la familiarité
et le pittoresque de personnages sortis tout juste du quotidien.
Tout celà, nous est montré, expliqué avec beaucoup
de savoirs et de compétences de la part de notre guide. Qu'elle en
soit vivement remerciée.
C'est Monsieur Philip qui prend le relais et nous entraîne dans les
deux salons, actuellement en restauration; de l'ancien collège et
séminaire de Figeac créés par Antoine de Laborie. Après
avoir traversé le petit salon en travaux, nous pénétrons
dans le Grand Salon. Nous y ressentons un choc. Sur un fond bleu couvrant
l'ensemble des murs, trois niveaux de scènes peintes : en haut, scènes
diverses illustrant la Bible sur toiles marouflées, au milieu, l'histoire
suivie de Constantin, (début XVIIe siècle), en bas, suite
de scènes champêtres peintes en blanc sur fond brun (fin du
même siècle). Notre guide nous en détaille avec beaucoup
de science toutes les qualités. C'est aussi avec beaucoup d'attention
qu'il répond à nos nombreuses questions.
Petite marche descendant la ville et nous voilà à l'Hotel
de Crussol où nous nous promenons dans une très jolie exposition
conceptuelle sur les jardins de Figeac à partir des objets les plus
usuels trouvés dans ces carrés de nature maîtrisée.
C'est l'oeuvre toute de délicatesse de Violaine Lavau.
Le traditionnel pot de l'amitié nous attend dans une salle de l'Hôtel
de Ville. Les remerciements, o combien mérités, sont exprimés
à nos deux guides par notre Président.
Henri Renault