Programme 2010 non fixé
Sortie années précédentes
COMPTE-RENDU DE NOS SORTIES 2009 (suite)
24 octobre : Floressas et Sérignac
Une ondée tiéde et légère s’insinua parfois
dans nos déambulations de ce samedi 24 octobre, dernière sortie
de l’année 2009.
Nous sommes une bonne quarantaine à nous retrouver à Floressas,
lieu de nos premières visites, devant le château enserré
par deux fortes tours carrées. Monsieur le Président nous
présente, en quelques mots le programme de cette après-midi
d’automne organisée par Mesdames Maroux et Schmitt. A la suite
de Madame Dié, adjointe au Maire du village, nous pénétrons
dans la salle basse du château, l’ancien cellier. Cette dernière
nous expose le problème posé à l’ancienne municipalité,
propriétaire de cette imposante construction: restaurer ou aménager.
La première solution n’était guère possible pour
des raisons financières. la seconde l’emporte et nous en admirons
le résultat. La salle basse est devenue un bel espace clair, chaleureux,
destiné à diverses manifestations de groupe. Nous passons
par les coulisses, installées, au moins pour l’une d’entre
elles dans une jolie salle voûtée en ogives, architecture respectée
à un point près jusque dans sa sobriété.
Les maires, l’ancien initiateur du projet et le nouveau, père
et fils, font une présence discrète et monsieur Froment sénior
nous fera l’honneur de nous accompagner jusqu’au bout de nos
visites. D’ailleurs, dans la cour du château et plus tard dans
l’église, il nous présente et nous lit quelques poêmes
du poête Paul Froment, enfant du pays. C’est avec émotion
que nous partageons, qu’il nous traduit ces jolis textes du félibrige
local.
Madame Mauroux nous présente ce lieu de culte construit au XVIIème
siècle et insiste sur le magnifique et original retable, qui, pour
ne pas occulter la grande verrière du chevet qui éclaire le
choeur, est constituée de quatre colonnes en marbre à l’antique
soutenant un léger baldaquin passant au-dessus de la baie géminée
ses anges et dra-peries. Tout celà est finement ouvragé sans
les excès habituels chers au baroque.
Le mobilier est riche en statues, tableaux de qualité pour un si
petit village. Nous remarquons en particulier deux confessionnaux aux formes
arrondies et ouvragées.
Sérignac nous attend. L’église et le château font
corps. Madame Schmitt nous pilote et nous informe sur l’histoire de
ces édifices, qui de repaires au haut Moyen-Âge sont devenus
aux XVIIème et XVIIIème, église et château conjoints.
Une curiosité : c’est une même famille qui a tenu le
château pendant cinq siècles. L’actuelle propriétaire
nous ouvre bien aimablement la cour: c’est une terrasse qui offre
le magnifique décor des collines alentour toutes rouges et ors en
un écrin de verts. Nous passons dans l’église inaugurée
en 1709, où Madame Marroux nous invite à admirer le retable.
Toujours autant de richesses dans les oeuvres d’art et le mobilier.
Enfin, la perle des perles, Segos, hameau entièrement restauré
par une famille anglaise, les Loyd. Les maisons, toutes de charmes, sont
dominées par l’église construite sur un promontoire.
Inutile d’ajouter que l’édifice s’est converti
en forteresse lors des Guerres de Cent Ans et de Religions. De la tour forte
ne reste qu’un mur en forme de clocher peigne reposant sur la croisée
du transept. Mais sa masse impressionne encore.
Ce qui nous impressionne également, c’est le travail accompli
par Madame Schmitt et son équipe qui ont restauré les trois
églises visitées aujourd’hui avec soin et respect de
l’architecture, et celà en trois années!
C’est autour du pot de l’amitié pris dans un garage puisque
la pluie s’était à nouveau invitée, que Monsieur
le Président remercie chaleureusement les organisateurs de cette
après-midi de visites, les personnes qui nous ont ouvert leur porte
et celles qui nous ont fait l’amitié de nous accompagner jusqu’au
faîte de ces visites.
Henri Renault
11 Décembre - Conférence de Virginie Czerniak : La richesse de l’art pictural médiéval.
Le patrimoine pictural monumental est indissociable de l’édifice qui le contient. C'est le plus souvent un bâtiment religieux, parfois un château ou une maison. C’est au travers de l’important travail de recensement de ces ensembles depuis l’époque romane jusqu'au XVIe siècle que Virginie Czerniak, Maître de conférence en histoire de l’art médiéval à l'université de Toulouse 2 le Mirail, a enchanté son auditoire au cours de la conférence donnée à Cahors sous l’égide de l’Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy.
A partir d’un diaporama, ses commentaires ont permis de comprendre
tant au travers des influences artistiques que de la résultante de
conflits, et notamment ceux liés à la Guerre de Cent Ans ces
témoignages dont il subsiste encore aujourd’hui les traces
(restaurées ou dans leur état primitif) et dont certaines
ont fait l’objet de dépôt pour cause de destruction du
bâtiment auxquelles elles étaient attachées.
Cette présentation chronologique a permis également de mettre
en évidence l’évolution de l’art pictural du Moyen-Âge
dédié principalement au sacré, vers le décor
ornemental ou historié avec des références dans le
domaine de la chevalerie commandé par de riches bourgeois et châtelains
au 15e siècle.
Si notre région a été la première à mettre en place un programme global de connaissance et de sauvegarde de ces oeuvres si remarquables et si fragiles, la présentation de ce travail montre à l’évidence qu’il reste encore énormément à faire dans ce domaine.
Gilles Chevriau