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  Programme 2010 non fixé                   Sortie années précédentes


COMPTE-RENDU DE NOS SORTIES 2009

18 mai Clermont, Pech Rigal et Costeraste
Ce joli mois de mai maugréant, le dix huitième, ce lundi, avait tout de même fait l’effort de nous offrir un ciel bleu peuplé de moutons innocents jouant avec le soleil afin d’éclairer avec art les jolies demeures que nous allions visiter en proximité de Gourdon.
Ce beu temps chaud donc, avait incité une soixantaine d’entre nous à nous retrouver dans ce joli pays de Bouriane, des amis des Maisons Paysannes ayant étoffé quelques peu nos rangs.
Monsieur Lust, propriétaire du château de Clermont à Linars, nous ouvre sa propriété et nous fait l’honneur de sa visite. Ancien repaire en 1143, place forte pendant la Guerre de Cent Ans, il est agrandi en 1480 de deux tours qui, finalement n’ont plus d’objet d’être. Il devient le siège d’une baronnie sous Louis XIII. Devenu Bien National en 1789, il est dépecé. Notre hôte achète l’ensemble des ruines en 2000. Il aménage les tours restées debout, neutralise les ruines qui offrent ainsi un décor romantique. Avec les monceaux de pierres encombrant la cour, il élève contre la courtine un lieu d’habitation dans un style “grange dîmière”. Sa phiulosophie n’est pas d’en faire un musée mais une habitation à l’année. Aussi pas de faux décors mais un respect de ce qui existe dans un traitement des plus simples. Exemple: le chauffage par le sol est d’une discrète efficacité. Une salle voûtée mi-enterrée, de belle expansion est aménagée en salle de concert. Une jolie prairie entoure l’ensemble et c’est en ce lieu que notre Président remercie en notre nom Monsieur Lust qui avait fait spécialement le déplacement pour nous faire ’honneur de sa maison.

Le château de Pech Rigal ou Perigal n’a pas connu toutes ces vicissitudes. A la vue, il offre le mélange d’un médiéval attardé avec de la Renaissance et du XVIIème. Encore en bon état en 1960, il devient la propriété du chanteur Léo Ferré. Un incendie, des travaux non effectués l’ont bien dégradés lorsque le propriétaire actuel l’achète en 1965. Ce dernier, citoyen américain, le fait restaurer et aménager pour l’hôtellerie: vingt deux chambres d’hôtes. Il est ouvert aux touristes de passage et est équipé pour recevoir toutes manifestations de groupes. Tout l’aménagement a été pensé pour cet objectif. C’est le régisseur, qui est aussi le restaurateur de l’édifice, qu’il faut remercier pour son accueil et les explications données ici.

L’après-midi s’achève dans le bourg de Costeraste, en la bien charmante demeure de Madame Boudet tout aussi charmante que sa maison et ses jardins odorants. Celle-ci nous brosse l’historique de cet ancien petit château dont la tour a disparu. La propriété achetée comme Bien National, est dans la famille depuis 1789. L’histoire de la maison remonte au Moyen -Age mais peu de chosessubsistent de cette époque, bien qu’il appartint à des Seigneurs d’une certaine importance, Maison des Salviac Gourdon, du capitaine Aymard d’Ussel, triste sire au service du parti des Anglais. En 1789, une partie devient le presbytère.
Avec son mari, il rachète ce presbytère et commence la restauration de l’ensemble. La maison retrouve ainsi l’unité d’une construction plutôt datée Renaissance mais en fait un peu tout mais pleine de charmes. C’est en ce lieu aux sortilèges aromatiques que nous échangeons le verre de l’amitié avec une profusion de remerciements pour notre hôte, heureuse de nous avoir fait partager sa joie d’habiter un lieu si charmant.

Henri Renault
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20 juin, Lherm, Les Ourssats, Les Junies
Un soleil chaud, une brise fraîche : l’idéal pour notre sortie du samedi 20 juin. Presque quarante de nos fidèles amis se retrouvent au centre de Lherm. Notre président présente le programme de l’après-midi et nos guides, Mme Marroux et Cloette qui nous entraînent pour une visite commentée de ce bien joli village. L’histoire de ce dernier est celle de beaucoup de villages querynois. Vidé de ses habitants à la fin de la Guerre de Cent Ans, les seigneurs, pour repeupler leurs fiefs, attirent sur leurs terres des colons qui arrivent de tous les horizons de la région et d’au-delà. Parmi eux des ferriers, et comme ça tombe bien, le terroir est riche en minerai de fer. La Masse, petit cours d’eau, coule tout prêt. Tout concorde avec un essor rapide du village : mines, forêts, moulins, artisans ferronniers, exportation… aussi de belles maisons s’édifient et s’adjoignent quelque tour pigeonnière ou autre de belle allure. Évidemment, dans le bâti actuel, que reste t-il de médiéval ou Renaissance ? Il faut être circonspect à ce sujet. Là où il ne peut y avoir d’erreur, c’est l’église. Elle présente quelques restes romans. Cependant, le bâtiment a été construit au 14e et 16e siècle. Ce compte-rendu ne peux citer toutes les richesses que Mmes Marroux et Cloette nous ont dévoilées dans leurs commentaires savants. S’ajoutaient à leur science, les témoignages de leur vécu en ce village de leur enfance.

Nous quittons Lherm pour pénétrer, quelques kilomètres plus loin en une superbe propriété. La maison est renaissance, agrandie dans le même style par l’apport d’un château menaçant ruines près de Figeac et remontée ici avec beaucoup de soin. Mais la visite concerne essentiellement les jardins. Nos hôtes nous y accueillent avec beaucoup de grâce et de simplicité. Ils nous conduisent dans les allées d’un jardin sans pareil. La beauté est avant tout paysager. Le luxe est végétal sur un site aux ondulations musicales, aux décors variés, le tout d’un charme profond. Je n’ai pu éviter de me remémorer « Les Affinités électives » du grand Goethe. Un pot clôt cette belle errance conduite par nos hôtes avec tant de gentillesse.

Départ pour Les Junies, Mme Barberet nous reçoit en sa demeure lourde d’une longue histoire. Le château est d’aspect curieux. Il accumule en hauteur les différentes périodes de sa construction et de ses reconstructions, le tout coiffé d’un haut de toit qui déborde quelque peu du quadrilatère un peu irrégulier des murs. Mais ce lieu est chargé de plus de huit siècles d’histoire. Il a appartenu, entre autres, à des familiers de Jean XXII, en 1789, il devient Bien National…. Promenade à pied jusqu’à l’église qui se tient à l’écart du bourg. Ses proportions étonnent pour une si petite communauté. En fait, l’église était anciennement conventuelle et réunissait trois lieux de culte en un seul édifice. Construite dans la période 1343-1355, elle était la Chapelle seigneuriale, église conventuelle séparée par la clôture, enfin l’église de la communauté villageoise. M. Chevalier, érudit et restaurateur de l’ensemble des bâtiments nous livre tous les détails admirables du grand vitrail médiéval récemment restauré situé dans le chevet et le superbe retable en bois doré qui illumine le fond de la nef. Nous passons à l’extérieur pour voir l’état des travaux de restauration des différents bâtiments conventuels.
C’est dans la belle salle gothique du chapitre que le pot amical nous attend. Occasion pour notre président et remercier et féliciter nos hôtes qui nous ont accueillis avec gentillesse et nous ont enrichis de toutes leurs connaissances avec tant de dévouement.

Henri Renault
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2 août Sortie d’été Carennac, Beaulieur sur Dordogne, Saint-Michel Loubejou

Ce dimanche, soixante dix adhérents et amis se retrouvent avec un plaisir toujours renouvelé sur un des parking de Carennac. La canicule qui soufflait sur ses braises jusqu’alors, souffre ce jour d’une baisse de régime, et la fraîcheur bienvenue nous permettra de goûter, presque sans fatigue une journée des plus riches en découvertes et émotions esthétiques.

Notre Président annonce le programme de la journée et nous présente nos trois guides et mentors: Madame Anne-Marie Pêcheur, spécialiste de l’art roman et animatrice de l’Association pour le Développement de la vallée de la Dordogne, Madame Valérie Rousset, archéologue et Monsieur Renaud Laurent architecte. Programme aussitôt présenté aussitôt suivi. A la suite de Madame Pêcheur, nous envahissons le bourg médiéval de Carennac et nous nous regroupons devant l’ensemble architectural du Doyenné qui forme le noyau du villlage. Il n’est pas question ici d’établir la liste des merveilles, explications que nous détaille Madame Pêcheur. Infatigable, elle nous entraine de sa voix ferme et sure dans l’histoire de la cité, de son abbatiale et de son doyenné, éclairant chaque trésor caché dans l’accumulation des richesses présentes.
Petite promenade dans le vieux bourg. Les voitures retrouvées nous dirigent vers le restaurant des Charmilles à Beaulieu sur Dordogne. Nous y reprenons quelques forces. Je pense que tout le monde a goûté avec plaisir une cuisine raffinée et un repas assuré avec un service parfait.

Madame Pêcheur reprend les rênes et nous pènètrons dans l’ombre fraîche de l’abbatiale. Notre guide nous trace un tableau exhaustif, de la naissance à la mort, de l’histoire de cette abbaye. Seule l’abbatiale, a été épargnée par les turbulences des siècles. Nous sommes sous le charme des splendeurs du bâtiment et de son iconographie mais aussi sur l’érudition tout aussi admirable de notre guide. Ces deux abbayes visitées matin et soir, sont d’un style roman, qui, évidemment présente bien des points communs jusque dans les plus modestes détails.
Madame Rousset nous guide ensuite en une visite de la vieille ville, détaillant pour chacune des maisons médiévales, les politiques adoptées pour l’adaptation de ses immeubles médiévaux ou renaissance à leurs nouvelles destinations. Ces stratégies peuvent être différentes en fonction des modes du moment ou des connaissances architedcturales du restaurateur et de ses propres talents. Tel est le contenu de l’intervention de Monsieur Laurent qui nous pose question.

C’est aussi Monsieur Laurent qui nous montre l’aménagement choisi d’un ensemble domaniale comprenant maison de maître, granges et fournil en maison d’habitation et chambres d’hôte, à St Michel de Loubrejou.. Monsieur et Madame Verlac nous ouvrent avec beaucoup de gentillesse les portes de leur domaine remaniée.
La politique de Monsieur Laurent, architecte et de Monsieur et Madame Verlac était née de la volonté d’aménager en lieu de séjour agréable tout en répondant aux exigences de la vie moderne, ce bel ensemble en respectant son caractère rural.

Le pot amical qui clot une journée fort riche est pris dans un parc urbain à Bretenoux. Monsieur le Président remercie en notre nom Mesdames Pêcheur et Rousset, Monsieur Laurent pour leur dévouement à notre encontre et les compétences qui nous ont tant apporté.

Henri Renault
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24 octobre : Floressas et Sérignac

Une ondée tiéde et légère s’insinua parfois dans nos déambulations de ce samedi 24 octobre, dernière sortie de l’année 2009.
Nous sommes une bonne quarantaine à nous retrouver à Floressas, lieu de nos premières visites, devant le château enserré par deux fortes tours carrées. Monsieur le Président nous présente, en quelques mots le programme de cette après-midi d’automne organisée par Mesdames Maroux et Schmitt. A la suite de Madame Dié, adjointe au Maire du village, nous pénétrons dans la salle basse du château, l’ancien cellier. Cette dernière nous expose le problème posé à l’ancienne municipalité, propriétaire de cette imposante construction: restaurer ou aménager. La première solution n’était guère possible pour des raisons financières. la seconde l’emporte et nous en admirons le résultat. La salle basse est devenue un bel espace clair, chaleureux, destiné à diverses manifestations de groupe. Nous passons par les coulisses, installées, au moins pour l’une d’entre elles dans une jolie salle voûtée en ogives, architecture respectée à un point près jusque dans sa sobriété.
Les maires, l’ancien initiateur du projet et le nouveau, père et fils, font une présence discrète et monsieur Froment sénior nous fera l’honneur de nous accompagner jusqu’au bout de nos visites. D’ailleurs, dans la cour du château et plus tard dans l’église, il nous présente et nous lit quelques poêmes du poête Paul Froment, enfant du pays. C’est avec émotion que nous partageons, qu’il nous traduit ces jolis textes du félibrige local.
Madame Mauroux nous présente ce lieu de culte construit au XVIIème siècle et insiste sur le magnifique et original retable, qui, pour ne pas occulter la grande verrière du chevet qui éclaire le choeur, est constituée de quatre colonnes en marbre à l’antique soutenant un léger baldaquin passant au-dessus de la baie géminée ses anges et dra-peries. Tout celà est finement ouvragé sans les excès habituels chers au baroque.
Le mobilier est riche en statues, tableaux de qualité pour un si petit village. Nous remarquons en particulier deux confessionnaux aux formes arrondies et ouvragées.
Sérignac nous attend. L’église et le château font corps. Madame Schmitt nous pilote et nous informe sur l’histoire de ces édifices, qui de repaires au haut Moyen-Âge sont devenus aux XVIIème et XVIIIème, église et château conjoints. Une curiosité : c’est une même famille qui a tenu le château pendant cinq siècles. L’actuelle propriétaire nous ouvre bien aimablement la cour: c’est une terrasse qui offre le magnifique décor des collines alentour toutes rouges et ors en un écrin de verts. Nous passons dans l’église inaugurée en 1709, où Madame Marroux nous invite à admirer le retable. Toujours autant de richesses dans les oeuvres d’art et le mobilier.
Enfin, la perle des perles, Segos, hameau entièrement restauré par une famille anglaise, les Loyd. Les maisons, toutes de charmes, sont dominées par l’église construite sur un promontoire. Inutile d’ajouter que l’édifice s’est converti en forteresse lors des Guerres de Cent Ans et de Religions. De la tour forte ne reste qu’un mur en forme de clocher peigne reposant sur la croisée du transept. Mais sa masse impressionne encore.
Ce qui nous impressionne également, c’est le travail accompli par Madame Schmitt et son équipe qui ont restauré les trois églises visitées aujourd’hui avec soin et respect de l’architecture, et celà en trois années!
C’est autour du pot de l’amitié pris dans un garage puisque la pluie s’était à nouveau invitée, que Monsieur le Président remercie chaleureusement les organisateurs de cette après-midi de visites, les personnes qui nous ont ouvert leur porte et celles qui nous ont fait l’amitié de nous accompagner jusqu’au faîte de ces visites.

Henri Renault