Henri Renault
Jean-Pierre Nouveau
(Lettre n° 50 Maisons Paysannes du Lot)
5 août 2007 de Limogne à Laramière
Des membres de MPF s’étaient joints au groupe de l’ASMPQ pour visiter le secteur de Limogne.
M. Lacam, maire de Limogne et président de l’association locale de défense du patrimoine présenta les réalisations de sa commune dans le domaine du respect du patrimoine. Les participants ont été séduits par la belle réalisation du lotissement communal avec ses murets de pierre sèche et ses rues herbues, sans trottoir. Une autre curiosité : la réalisation dans un esprit pédagogique d’un dolmen, échelonnée sur plusieurs années étant donné la difficulté de retrouver les pratiques de nos ancêtres dans ce domaine.
Après un parcours dans la campagne au milieu des érables de Montpellier et les cornouillers – n’oublions pas d’évoquer le sentier botanique qui fera l’objet d’une agréable promenade – nous voici au Mas de Charrou ou nous avons découvert le petit patrimoine, croix, cabannes en pierres, pigeonniers, puis la fontaine de Guzou avec les lavoirs et ses auges.
Déjeuner à Maroules en Aveyron. La salle était bien fraîche et la température extérieure tropicale. Puis, direction Laramière, pour visiter le prieuré présenté par son propriétaire restaurateur, mais également, sous la direction des arrières petits enfants du docteur Joseph Pechdo, un petit musée rural, un moulin à vent à 2 meules et un moulin à eau restauré et amélioré par ses soins. Nos jeunes guides nous ont vivement intéressés.
La journée se termina par le pot de l’amitié, bien frais,
bien agréable avec les 35 ° constatés.
Comme toujours, organisation parfaite qui a permis d’organiser les visites
par petits groupes, ce dont nous félicitons le président
de Chalain et ses assistants.
Simone Denjean
26 août 2007 Cézac et son bâti ancien
Ce dimanche 26 août, l’été décidait de darder ses rayons les plus chauds sur
la foule de plus de 70 personnes. Les amis de Maisons Paysannes s’étaient
joints à nous pour la visite de Cézac, commune du Quercy blanc.
L’ombre fraîche des grands platanes accueillait dans un silence moite les paroles de bienvenue de notre président et la présentation de Mme Marroux du programme de notre demi-journée de visite.
Cézac n’a pas de centre urbain mais réunit 3 hameaux possédant chacun leur église. Au début, nous étions à Cézac et M. le maire nous faisait l’honneur de sa présence. Près de l’église, une humble maison, inhabitée depuis 50 ans, actuellement propriété municipale. Ayant gardé son aménagement traditionnel, elle invitait à sa visite. Mme Marroux attirait notre attention sur quelques détails, telle la finesse des bois de charpente soutenant le bolet, caractéristique oubliée dans les restaurations actuelles. Entrons à présent dans l’église Saint-Georges. De l’extérieur comme de l’intérieur, elle est du plus pur style néo-gothique de la fin du XIXe. En effet, cet édifice a été fortement remanié en 1876. de nouveau, Mme Marroux attire notre attention sur ce qui perdure en l’église d’origine du XVe : les décors typiquement quercynois, en particulier les arcs mais aussi les piliers de 4 travées en forme de branches et troncs écotés, sans oublier maints écussons et gravures d’origine.
Sortis de l’ombre, nous grimpons sous le soleil jusqu’à la grande maison de maître où nous accueillent les propriétaires et restaurateurs, Monsieur et Madame Cardoso. Madame nous présente la vaste construction de 170 m2 au sol, datant du XVIIe avec des vestiges du XIIIe et XVe. Nous visitons les grandes salles et admirons le travail judicieux de la restauration accomplie. Avant la visite, Mathieu Larribe, architecte paysagiste au CAUE nous avait démélé les arcanes d’un PLU, document administratif pour l’occupation des sols d’une commune, document que venait d’établir Cézac.
Ensuite, covoiturage vers la belle maison du XIIIe XVIIe, restaurée par les soins de son propriétaire, M. Lenthall qui avait tenu à suivre jusque la toutes nos pérégrinations. Petit discours de présentation devant la facade harmonieusement dissymétrique, ensuite invitation à la visite à notre gré, chaque lieu étant présenté par un écriteau et quelques documents. Beau travail pédagogique !
La chapelle Saint-Clément était du programme mais le manque de temps la fait rayer de notre visite. Nous restait l’église de Pechpeyroux, mais nous prenons d’abord quelques rafraîchissements et douceurs sous le couvert d’un emplacement pour pique-nique. L’église Saint-Pierre aux Liens est le 3e édifice construit en ses lieux. La porte étroite nous permet d’entrer dans le modeste sanctuaire villageois mais enrichi d’une profusion de statues de plâtre et tableaux dont le charme sera à préserver.
M. Larribe nous entraîne 100 mètres plus loin pour nous donner un cours d’analyse de paysages sur ce pays de Serres, des plus passionnants. Il nous reste alors à exprimer notre gratitude et nos compliments aux intervenants pour la richesse d’informations qu’ils nous ont apportés avec compétence et dévouement.
Henri Renault