Asmpq
  Les sorties 2007 de l'association                      Autres sorties

21 avril 2007 Puy l'Evêque médiéval
Ce samedi 21 avril, une chaude journée d’été attendait une cinquantaine de nos adhérents et amis à Puy l’Evêque. Sur la place de l’Hôtel de Ville, lieu de notre rendez-vous, notre Président nous salue et présente en quelques mots le programme de l’après-midi : à la recherche du bâti domestique du Moyen-âge dans le vieux bourg castral. Nos guides sont Monsieur Gilles Séraphin, architecte des Monuments Historiques et professeur à l’Ecole de Chaillot et Monsieur Nicolas Bru, chargé de l’inventaire du patrimoine au Conseil Général du Lot.

Monsieur Séraphin nous présente les objectifs de leurs travaux : inventorier les vestiges du bâti domestique ou civil datant du Moyen-âge, travail effectué depuis 2004 sur Puy l’Evêque.

Ce premier inventaire superficiel permettra alors dans un second temps d’éviter au possible la disparition de vestiges lors de restaurations ou réhabilitations iconoclastes. Ces vestiges sont absolument indispensables aux scientifiques pour leur travail de recherche sur la vie de la population au Moyen-âge.

Point de départ : la tour, objet symbolique du pouvoir, est possession du Seigneur l’Evêque pendant son règne mais revient à son décès, au Seigneur du Bourg castral, le suzerain. Construction en roman tardif du XIIIème siècle, le premier niveau est aveugle et sert de silo. Le reste est vide et seul un escalier permet au Seigneur l’Evêque, une fois dans sa vie, de grimper au sommet, au jour de son intronisation.

Notre pérégrination arrosée de beaucoup de soleil et d’un peu d’orage nous conduit dans les ruelles de l’ancien bourg castral. Nous évoluons d’abord sous les remparts constitués de maisons obligatoirement construites par les familles de petite noblesse de la ville, assurant ainsi le logis et la défense de la ville. Dans l’état actuel, malgré les apparences, peu de choses restent, beaucoup d’autres ont disparu, quelques unes ont changé de place : l’inventaire se limite souvent à des détails : des pierres de taille, une ouverture, un détail d’architecture….

Les mieux préservées possèdent encore un mur, une distribution d’ouvertures inchangées….Ainsi, allons nous nous arrêter devant une vingtaine de logis et nos guides dirigeront notre attention sur des éléments que nous n’aurions peut-être pas discernés par nous-mêmes. C’est en fait souvent dans les ruines à ciel ouvert, ruines que nous négligerions, et qui pourtant, selon nos guides savants, sont riches encore de vestiges intéressants pour mieux comprendre la vie domestique au Moyen-âge.

Visite longue et très riche qui nous ramène sur la place de l’Hôtel de Ville où, les traditionnels remerciements de notre Président à nos guides dévoué et érudits sont accompagnés de bravos bien mérités et de rafraîchissements si bien venus.

Henri Renault


17 juin 2007 Espédaillac, Quissac et Caniac du Causse

Nombreux étaient les membres des associations Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy et Maisons Paysannes du Lot à se retrouver pour cette ballade sur la Braunhie.

Monsieur Georges Pagès, natif du village et ancien maire, était le meilleur guide pour nous faire partager son amour du pays grâce à ses souvenirs personnels évoqués avec humour, à sa sensibilité à la beauté des paysages et de l'architecture et à ses connaissances historiques.
Malgré une averse, la visite du village fut passionnante.

La modification du programme due aux élections qui empêchaient la visite de la Maison de la Braunhie à Caniac du Causse, nous a conduit au mas d'Artillou. Ce changement nous a permis d'admirer ce site exceptionnel, dominé par un dolmen, offrant un panorama sur toute la région, avec une faure et une flore préservées, des points d'eau et un riche ensemble architectural restauré de façon exemplaire.

Cette sortie a également constitué un temps favorable à la création de liens entre les membres des 2 associations.

Jean-Pierre Nouveau
(Lettre n° 50 Maisons Paysannes du Lot)

 

5 août 2007   de Limogne à Laramière

Des membres de MPF s’étaient joints au groupe de l’ASMPQ pour visiter le secteur de Limogne.

M. Lacam, maire de Limogne et président de l’association locale de défense du patrimoine présenta les réalisations de sa commune dans le domaine du respect du patrimoine. Les participants ont été séduits par la belle réalisation du lotissement communal avec ses murets de pierre sèche et ses rues herbues, sans trottoir. Une autre curiosité : la réalisation dans un esprit pédagogique d’un dolmen, échelonnée sur plusieurs années étant donné la difficulté de retrouver les pratiques de nos ancêtres dans ce domaine.

Après un parcours dans la campagne au milieu des érables de Montpellier et les cornouillers – n’oublions pas d’évoquer le sentier botanique qui fera l’objet d’une agréable promenade – nous voici au Mas de Charrou ou nous avons découvert le petit patrimoine, croix, cabannes en pierres, pigeonniers, puis la fontaine de Guzou avec les lavoirs et ses auges.

Déjeuner à Maroules en Aveyron. La salle était bien fraîche et la température extérieure tropicale. Puis, direction Laramière, pour visiter le prieuré présenté par son propriétaire restaurateur, mais également, sous la direction des arrières petits enfants du docteur Joseph Pechdo, un petit musée rural, un moulin à vent à 2 meules et un moulin à eau restauré et amélioré par ses soins. Nos jeunes guides nous ont vivement intéressés.

La journée se termina par le pot de l’amitié, bien frais, bien agréable avec les 35 ° constatés.
Comme toujours, organisation parfaite qui a permis d’organiser les visites par petits groupes, ce dont nous félicitons le président de Chalain et ses assistants.

Simone Denjean  

26 août 2007 Cézac et son bâti ancien

Ce dimanche 26 août, l’été décidait de darder ses rayons les plus chauds sur la foule de plus de 70 personnes. Les amis de Maisons Paysannes s’étaient joints à nous pour la visite de Cézac, commune du Quercy blanc.

L’ombre fraîche des grands platanes accueillait dans un silence moite les paroles de bienvenue de notre président et la présentation de Mme Marroux du programme de notre demi-journée de visite.

Cézac n’a pas de centre urbain mais réunit 3 hameaux possédant chacun leur église. Au début, nous étions à Cézac et M. le maire nous faisait l’honneur de sa présence. Près de l’église, une humble maison, inhabitée depuis 50 ans, actuellement propriété municipale. Ayant gardé son aménagement traditionnel, elle invitait à sa visite. Mme Marroux attirait notre attention sur quelques détails, telle la finesse des bois de charpente soutenant le bolet, caractéristique oubliée dans les restaurations actuelles. Entrons à présent dans l’église Saint-Georges. De l’extérieur comme de l’intérieur, elle est du plus pur style néo-gothique de la fin du XIXe. En effet, cet édifice a été fortement remanié en 1876. de nouveau, Mme Marroux attire notre attention sur ce qui perdure en l’église d’origine du XVe : les décors typiquement quercynois, en particulier les arcs mais aussi les piliers de 4 travées en forme de branches et troncs écotés, sans oublier maints écussons et gravures d’origine.

Sortis de l’ombre, nous grimpons sous le soleil jusqu’à la grande maison de maître où nous accueillent les propriétaires et restaurateurs, Monsieur et Madame Cardoso. Madame nous présente la vaste construction de 170 m2 au sol, datant du XVIIe avec des vestiges du XIIIe et XVe. Nous visitons les grandes salles et admirons le travail judicieux de la restauration accomplie. Avant la visite, Mathieu Larribe, architecte paysagiste au CAUE nous avait démélé les arcanes d’un PLU, document administratif pour l’occupation des sols d’une commune, document que venait d’établir Cézac.

Ensuite, covoiturage vers la belle maison du XIIIe XVIIe, restaurée par les soins de son propriétaire, M. Lenthall qui avait tenu à suivre jusque la toutes nos pérégrinations. Petit discours de présentation devant la facade harmonieusement dissymétrique, ensuite invitation à la visite à notre gré, chaque lieu étant présenté par un écriteau et quelques documents. Beau travail pédagogique !

La chapelle Saint-Clément était du programme mais le manque de temps la fait rayer de notre visite. Nous restait l’église de Pechpeyroux, mais nous prenons d’abord quelques rafraîchissements et douceurs sous le couvert d’un emplacement pour pique-nique. L’église Saint-Pierre aux Liens est le 3e édifice construit en ses lieux. La porte étroite nous permet d’entrer dans le modeste sanctuaire villageois mais enrichi d’une profusion de statues de plâtre et tableaux dont le charme sera à préserver.

M. Larribe nous entraîne 100 mètres plus loin pour nous donner un cours d’analyse de paysages sur ce pays de Serres, des plus passionnants. Il nous reste alors à exprimer notre gratitude et nos compliments aux intervenants pour la richesse d’informations qu’ils nous ont apportés avec compétence et dévouement.

Henri Renault