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  Les sorties 2004 de l'association                      Autres sorties

15 juin 2004 : Le Château de Lastour

Après-midi splendide pour la visite du château de Lastours, cadre bucolique. 55 de nos sociétaires ont entendu M. de Maismont parler avec passion et érudition de "son" château ; un domaine qui avait appartenu à ses ancêtres et qu'il a dû racheter en 1992 après que les vicissitudes de l'histoire l'aient transformé en ferme durant de trop longues années.

Au XIIe siècle, Lastours était une place forte du Comté de Toulouse, une tour carrée témoigne encore de cette époque. Au XVe siècle, le domaine passe aux barons de Luzech pour 200 ans et, par la tenacité de l'épouse de Guy de Luzech, Claude de Caumont, se transforme en château d'agrément au XVIIe siècle


25 juillet 2004 : Parcours dans le Ségala lotois

Rendez-vous matinal sur les rives du lac du Tolerme. Une fraîche brise accompagne les propos accueillants de M. Mage, maire de Sénaillac, et de M. Galtié, conseiller général et maire de Latronquière. Mme Toulet du CAUE, qui accompagnera tout notre périple de ses précieux commentaires, nous apporte des explications concernant la transformation d'une ancienne scierie en gîte aux pieds dans l'eau : une intervention exemplaire aussi bien par la volonté de conserver le caractère industriel de la construction tout en adoptant des éléments résolument modernes que par l'intégration de cette maison dans son environnement.

Nous nous dirigeons ensuite vers le village pour apprécier la restauration heureuse de plusieurs bâtiments également reconvertis en gîtes. Il convient de saluer les initiatives de cette commune rurale en matière de sauvegarde de son patrimoine bâti. Au passage, nous apprécions l'ample et élégante charpente d'une grange de type auvergnat. L'étape suivante nous conduit à Escalmels où la chapelle Saint-Eutrope, malgré une restauration nécessaire, mais radicale, n'a rien perdu de son charme.

A proximité, nous avons la possibilité d'observer le fonctionnement du moulin de M. Lafeuille avec les commentaires toujours passionnants de M. Pezet. Mis en appétit par la vision de la farine fraîchement moulue, nous prenons la route de Pont de Rhodes pour nous restaurer à notre tour. La route qui nous mène ensuite à Alayrangues est bordée de charmants hameaux aux toits de lauzes, centre d'intérêt de cet après-midi.Au détour d'un virage nous attend un magnifique ensemble : une demeure présentant deux niveaux de combles sous une toiture pentue de dalles de schiste impressionnante, puis deux granges avec montade et porche.

Un peu plus loin, le petit village de Candes nous offre des témoignages intacts de l'architecture locale. Comme il est regrettable que beaucoup de demeures y soient à l'état de ruines ! La dernière étape nous conduit au lieu-dit le Sol. Mme Duplouy, couvreuse spécialisée dans les techniques traditionnelles, nous présente son intervention sur le four à pain.

Le groupe se séparera ici, mais non sans avoir partagé le verre de l'amitié. Dans ce secteur, carrefour d'influences architecturales diverses, on aura vu tout au long de la journée se cotoyer des constructions typiquement quercynoises aussi bien qu'auvergnates, des toits à quatre pentes accentuées à quelques pas de couvertures plates de tradition romaine. La (re)découverte de ces marges du Quercy et de l'originalité de leur patrimoine bâti fût un ravissement pour tous.

Laurence Murat



16 octobre 2004 : de Catus à Montgesty

Le 16 octobre 2004, notre association a fait une incursion dans le canton de Catus et, malgré une pluie battante, plus de 50 personnes ont participé à cette sortie. En début d’après-midi nous avons, sous la conduite érudite de Colette Chantraine, visité le prieuré St-Jean de Catus. Ce prieuré dépendant de St-Michel de Cluse, abbaye italienne fondée du Xe siècle sur ordre de Gerbert d’Aurillac, devenu pape sous le nom de Sylvestre II, et qui comptait plusieurs prieurés dans le midi de la France.

Créé au XIe siècle, le prieuré de Catus se développe au XIIe et connut son apogée au XIIIe, époque où il possédait de nombreuses dépendances en Quercy et Agenais. Ruiné par la Guerre de Cents Ans puis peu à peu reconstitué, il fut restauré à la fin du XVe et au XVIe siècle.

Cette histoire mouvementée a marqué son architecture. L’église, de plan basilical, était au XIe, éclairée par des baies de plein cintre et ses murs cantonnés de pilastres ; la nef était couverte en charpente et les collatéraux de voûtes d’arêtes. Lors de sa restauration, après la Guerre de Cents Ans, le chevet fut reconstruit et la nef voûtée, ce qui entraîna de nombreux problèmes de maçonnerie, d’où les arcs-boutants que l’on peut voir à l’extérieur. L’église prieurale devint église paroissiale au XVIIe siècle.

La salle capitulaire du XIIe, restaurée au XIXe, présente un grand intérêt à cause des chapiteaux qui ornent ses colonnes, en particulier deux chapiteaux à personnages de l’Ecole de Moissac, remarquables par l’élégance des silhouettes et le plissé des vêtements.
Restent aussi des bâtiments conventuels, actuellement en restauration.

Après cette visite détaillée, nous avons gagné les hauts de Catus, pour nous arrêter au Crabol, superbe propriété appartenant à des membres de notre association et qui comprend une vaste maison de maître en « u » avec terrasse-galerie au centre, du plus pur style quercynois. Nous avons pu voir aussi un double four à prunes et un parc à l’italienne.

Ensuite nous sommes allés au Puech, commune de Montgesty, charmant hameau qui compte en particulier la remarquable maison natale de Saint Jean-Gabriel Perboyre ; une ferme su XIXe siècle conservé en l’état (extérieur et intérieur) et dont notre association s’emploie à faciliter la restauration du porche de pierres sèches et lauzes qui ferme la cour.
 
Nous
y avons été très bien accueillis par Madame Saint-Auber, propriétaire de ce bien familial. Une autre halte, un peu plus loin, nous a permis de visiter le hameau de Germillac, avec une belle maison à deux bolets et ses anciennes dépendances : moulin à noix, garde-pile-pigeonnier, puits couvert de lauzes et caselles à divers usages. Ces dépendances sont en voie de restauration par les soins du propriétaire habile et respectueux de la technique de pierre sèche.

Enfin, invités par Madame et Monsieur Vandenbogaert, nous avons pu profiter de la beauté de leur demeure et des gourmandises élaborées par la maîtresse des lieux. Qu’ils en soient vivement remerciés ainsi que du soins qu’ils avaient apporté à la préparation de cette après-midi très réussie.

Laurence Murat