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  Les sorties 2003 de l'association                      Autres sorties

27 octobre 2003  Les Phosphatières de Bach et St-Cirq-Lapopie
 
Un beau soleil s'est joint à nous pour un rendez-vous sur le site des phosphatières du Quercy à Bach. Nous y recevons grâce à nos guides, pour de stupéfiantes informations sur notre cher Quercy.

Saviez-vous qu'il existait une bête sauvage de Cahors, que notre causse a été successivement un fond marin, une zone tropicale peuplée d'ancestraux crocodiles, une savane où l'on pouvait voir passer des gazelles, que certains reliefs calcaires lotois ressemblent à s'y méprendre à des paysages chinois ?

Mais encore, saviez-vous que notre sol renferme une richesse spécifique dont le commerce préfigurait la mondialisation au XIXe siècle? Et saviez-vous qu'un genévrier peut croître jusqu'à concurrencer les grands chênes voisins à proximité d'une phosphatière ?

Après ce périple à travers les temps anciens, revenons à notre époque, et direction Saint-Cirq-Lapopie ! Monsieur Hardeveld, le maire de la commune, et son adjointe, nous présentent la maison de la Fourdonne, son gîte d'étape et son musée, et les difficultés rencontrées par une petite commune quand elle tente de mettre en valeur et de faire vivre son patrimoine, même, et peut-être surtout, quand le village en question est un site aussi remarquable... Après le verre de l'amitié, nous voilà sur le départ, rendez-vous pris pour la prochaine sortie.
 

Laurence Murat

10 août 2003 sortie en Gourdonnais

La journée du 10 Août nous a permis d'en deviner quelques richesses parmi d'autres, dans un paysage tristement automnal, mais tellement haut en couleurs ! Le château de Vertillac, un ancien moulin? En tout cas à coup sûr une bâtisse pleine d'originalité. À noter la chance de pouvoir en parcourir tous les recoins grâce à la gentillesse de Mme Viguier.

Au château de Lantis, l'ébahissement que provoque le dévouement immense de certains propriétaires, en l'occurrence, Mr et Mme Barbier-Damiette. Aucune montagne de difficultés (ou de gravats) ne viendra à bout de leur détermination, et c'est tant mieux car la demeure en vaut la peine! Surprise : dans la cuisine, autour de la table où repose paisiblement le chat de la maison, la voûte répercute le chant d'une chorale inattendue. Celle-ci nous ravira de nouveau dans l'église Notre Dame des Neiges avant un repas climatisé bien mérité et apprécié (les vocables sont parfois trompeurs!).

Et tout naturellement, la suite des évènements prend place au coeur de cette contrée, à l'ombre des ruelles de Gourdon, sous la conduite d'un de ses habitants les plus passionnés et passionnants, Guilhaume des Longchamps.

Pour finir, le convivial rafraîchissement de la journée se tient à la station météo. Un orage se profile, que demander de plus? Il fait si bon déambuler dans le Gourdonnais que personne n'est pressé de quitter les lieux, mais il va bien falloir, jusqu'à la prochaine fois...

Laurence Murat

28 juin 2003 Gluges et la vallée de l'Ouysse 

Au fil des eaux. Nos coursiers à moteur mis au repos sous d'épais feuillages de la vallée de la Dordogne, commence l'ascension vers Saint-Pierre-es-liens de Gluges, dans un flot de couvre-chefs en discussions animées et sympathiques. Au sommet, une charmante vision : l'antique chapelle sous le rocher, accolée à son presbytère.

La photo du dernier desservant placardée sous la treille nous accueille avec bienveillance, tandis que veillent d'étrangement vivants modillons. MM Amartin et Redon nous font partager leur savoir sur ces lieux chargés d'histoire, nous permettant d'alterner stations d'ombre et de soleil, de la fraîcheur d'une cour blottie dans la falaise à l'esplanade baignée de lumière. Une halte dans l'église actuelle pour apprendre qu'Edith Piaf s'y est un jour recueillie, puis nous entamons avec hâte la dévalade vers de nouvelles aventures...

D'une vallée à l'autre, en passant par Cales et la beauté du Causse que donne à voir sa hauteur, nous voici cette fois à l'ombre des peupliers du cours de l'Ouysse. Le bonheur est-il dans le pré du moulin de Caoulet ? Une troupe d'oies curieuses, un vert potager, une assemblée de nains de jardin en cage (les invasions sont, dit-on, courantes...), une eau claire et poissonneuse, tout y est !

Après un enthousiasmant exposé de M. Pezet sur les moulins, un chemin bordé de falaises nous conduit à l'abri Pages, modeste loge couverte de fagot de sarments qui a traversé les siècles. L'escapade se conclut par une rafraîchissante conversation sous une légère brise autour du verre de l'amitié chez M. et Mme Murat, meuniers en ces lieux.

Laurence Murat


17 mai 2003 En visite sur la Brauhnie

Sur les pas de Saint-Namphaise et au-delà. Une cohorte de nuages moutonne au-dessus de Caniac du Causse en ce samedi 17 mai et laisse courrir sur les maison du silence des lambeaux de lumière.

Quand notre troupe est réunie, notre guide, Monsieur Araujo, de la Maison de la Braunhie, nous entraîne au fond de la crypte de Saint-Namphaise bien connue. La légende dorée nous est distillée sous les voûtes massives et sévères.

Je n'ai vu personne passer sous la châsse, qui après un modeste droit de péage, guérit de maux bien spécifiques. Revenus à la lumière, nous moutonnons le long de frais chemins herbus. Trois gros bergers caussenards surgis du silence, veillent à notre cohérence avec gaîté et bonhommie. Là, de curieuses clèdes, une bergerie en ruines, un chêne en tétard plutôt curieux... Tout celà montré et expliqué avec beaucoup de grace et de compétence. Au bout du chemin, la petite chapelle à Saint-Namphaise, trapue.

Un coup d'oeil. Plus loin, une maison de conte de fée. A l'extérieur, un charme fou, un charme fou qui cache un intérieur envahi d'une belle lumière contemporaine. Un modèle de restauration ou l'antique se marie au moderne sans hiatus ou presque. Puis au fond d'une doline sombre, une gariote-grotte, un vrai repère de falsifière !

Partis à pieds sur les pas du saint ermite, nous continuons à pneus jusqu'à une grange gardée dans son intégrité d'origine. Sublime construction dans son état massif, et excellent. Nous sommes à l'entrée de Quissac. Au retour, coup d'oeil furtif sur un lac de Saint-Namphaise oublié là.

Henri Renault