13 mai, de Labastide-Murat à Caniac du Causse

, par Gilles

Sous un ciel équivoque, nous sommes trente et une personnes, amis, adhérents anciens et nouveaux, ces derniers accueillis avec grand plaisir, sur la place de l’Eglise de Labastide Murat. Nous sommes attendus, devant la maison natale, devenue Musée consacré, au Prince Murat par Monsieur Fénelon, notre guide que nous présente notre Président, Monsieur Goyet.

Nous écoutons avec grand intérêt la longue leçon d’histoire qui nous retrace toute l’épopée napoléonienne, de ses généraux et maréchaux dont Joachim Murat, l’enfant né en cette petite maison. Bravo pour le talent de Monsieur Fénelon dont le discours, allant et clair nous évite tout moment de fatigue, car le sujet est riche. Je retiendrai une remarque de sa part : “ L’Histoire assiste alors à une montée rapide d’une toute nouvelle génération formée par une épopée sans pareille. Murat, entre autre en est l’image parfaite”. Par ailleurs, devenu maréchal et par ses alliances, il intégrera la famille impériale ; il s’illustre dans toutes les batailles et victoires de Napoléon. Alors cette petite maison ! Il est temps d’y pénétrer. C’est la cuisine et sa cheminée puis nous entrons ensuite dans la salle à manger. Il y a deux grandes tables et de solides bancs en bois comme dans une ferme. Les autres meubles et les murs sont parés de documents de toutes sortes, d’armes coupantes ou pointues et surtout un arbre généalogique monumental de la famille Murat. Il nous est détaillé par Monsieur Fénelon qui connait cette famille dans ses profondeurs et qui nous emporte dans cette véritable épopée qu’est la vie de notre héros. Une visite du premier étage s’impose. Nous pénétrons dans l’intimité : chambres où trône un superbe berceau dont je vous laisse deviner son style. L’envie de bercer en a peut-être chatouillé quelques uns d’entre nous. Mais on ne touche pas ! Nous quittons ces lieux riches de passés illustres et non sans charme. Nous passons devant les tables servies de belles assiettes blanches. La soupe n’y a pas été versée ! Monsieur Goyet remercie vivement en nos noms Monsieur Fénelon que nous applaudissons.

Monsieur Delqueux, adjoint au maire de Soulomès, nous reçoit devant la superbe église de son village consacrée à Sainte Madeleine. Elle est liée à la Commanderie des Templiers et passera ensuite aux Hospitaliers. L’Eglise actuelle est du XIIe et XIVe siècles. L’importance de l’édifice lui a permis de servir de refuges lors des Guerres de Religions. Le magnifique bénitier est d’origine.
Actuellement, la partie choeur est au bord de l’effondrement. Un spectaculaire échafaudage le maintient en place. Des travaux de consolidation sont prévus. Plus récemment une nécropole a été découverte. Elle contenait entre autres un sarcophage pour deux cercueils, une rareté. pouvant loger deux cercueils. Actuellement le choeur est au bord de l’effondrement. Un spectaculaire échafaudage le maintient en place. Des travaux de consolidation sont prévus pour l’Eté. Notre guide nous conduit derrière l’église pour découvrir une partie des bâtiments de la Commanderie. Eux aussi demanderaient restauration et aménagement ; il ne reste qu’à trouver les moyens !
A deux kilomètres cinq cent, le quartier de Lolmède possède une ferme et les ruines de Nougayrol qui appartenaient à la Commanderie. A l’issue de ces dernières précisions, nous prenons congés de Soulomès et nous mettons en route pour Caniac-du-Causse et son maire M. Sabrazat, l’édile du village. Nous visitons la crypte de l’église et son célèbre Saint Namphaise. C’est lui qui a initié les habitants de ces causses à creuser les fameux puits fontaines alimentés par une source voisine et qui portent son nom. Nous pénétrons ensuite dans l’église accompagnés par M. Sabrazat qui nous présente sa commune et sa position centrale par rapport aux principaux bassins d’emplois. Cette situation est propice à l’installation de jeunes couples.
Quelques pas dans ce charmant village et revenons sous l’immense marronnier en fleurs qui ombrage la petite place face au portail de l’église. Durant le partage du verre de l’amitié, notre président remercie vivement nos hôtes ainsi que les organisateurs. Vifs applaudissements ! Bientôt il est temps de nous séparer. Le ciel devient moins équivoque et précise ses intentions.
Henri Renault